
Entre le 1er et 10 octobre, des musiciens de l’orchestre symphonique de Windsor (WSO) se sont rendus dans des milieux communautaires et de santé dans le cadre du programme d’approche communautaire, Music for Health (la musique pour la santé). L’an dernier, grâce à ce programme, plus de 1 200 personnes âgées ont pu assister à 21 spectacles de musique à Windsor et dans les environs.
Ce programme est une composante importante de l’engagement de WSO envers la collectivité de Windsor-Essex. Cette année, les musiciens ont visité la maison de soins palliatifs Hospice Windsor, la bibliothèque publique de Windsor, le refuge Downtown Mission, des maisons de retraite et des centres de soins dans la région de Windsor-Essex pour jouer de la belle musique pour des gens qui n’auraient pas normalement l’occasion d’écouter de la musique jouée sur scène.
Ce programme d’approche communautaire se fonde sur des données probantes qui montrent que la musique a des effets positifs sur la santé mentale, émotionnelle et même physique. Il a été élaboré par deux musiciens de WSO qui ont travaillé étroitement avec des musicothérapeutes en milieu hospitalier. Dans le cadre de ce programme, des quatuors et des quintettes à cordes de WSO donnent des spectacles musicaux dans des maisons de repos, des maisons de retraite ainsi qu’à la clientèle d’organismes de services sociaux dans la région du comté d’Essex. On encourage les clients à participer en utilisant de petits instruments à percussion, en choisissant les œuvres que les ensembles jouent et en relatant les souvenirs qu’évoque la musique. En savoir plus sur le site Web du Windsor Symphony Orchestra.


Depuis sa création, l’Orchestre Symphonique de Montréal a mis l’éducation au cœur de sa mission et n’a cessé de développer des initiatives pour intéresser les jeunes à la musique classique. On pense entre autres aux Matinées jeunesse instaurées en 1935 par Wilfrid Pelletier mais aussi aux initiatives plus récentes comme 
Depuis 1940, l’orchestre présente le
Les lauréats bénéficient d’un énorme soutien de la part de l’OSM : en plus des prix en argent et des bourses, plusieurs développent une relation privilégiée avec l’organisation. L’Orchestre leur offre de multiples opportunités de prestation comme solistes, récitalistes ou chambristes avec des musiciens de l’OSM, et Kent Nagano dirige un orchestre des lauréats lors du festival La Virée classique durant l’été. De plus, l’OSM introduit les lauréats à son réseau de partenaires artistiques et à ses artistes invités internationaux, un soutien important pour de jeunes artistes en début de carrière.
Le sort du NPD s’est quelque peu amélioré depuis les débats télévisés, mais le parti risque tout de même de perdre du terrain au Québec. Le NPD comptait 14 sièges au Québec lors du déclenchement des élections et on prévoit qu’ils remporteront entre 2 et 5 sièges.
Les Conservateurs et les Libéraux pourraient chacun soit perdre ou gagner du terrain en Ontario, ce qui pourrait aider à un ou l’autre parti de former le prochain gouvernement. Un grand nombre de courses sont impossibles à prédire à l’heure actuelle. Les Libéraux comptaient 76 sièges en Ontario au moment du déclenchement des élections et pourraient gagner entre 32 et 92 sièges. Les Conservateurs comptaient 33 sièges en Ontario et pourraient gagner entre 20 et 73 sièges. Au cours de la dernière semaine, la tendance est devenue plus favorable aux Conservateurs en Ontario
Claire Guimond, lauréate du Prix Betty-Webster d’Orchestres Canada pour 2019.
Lettre d’
Je préconiserais l’établissement d’« orchestres » de jeunes « ouverts », communautaires et socialement inclusifs, en partenariat avec des orchestres professionnels à l’échelle du Canada, comme réponse stratégique et pratique aux revendications exigeantes et catégoriques incluses dans le rapport. Ces orchestres seraient inspirés du modèle du Setúbal Youth Ensemble que j’ai développé au cours des cinq dernières années dans le cadre de mon festival de musique au Portugal. En bref, grâce à un processus d’auditions ouvertes excluant toute hypothèse quant à une structure orchestrale eurocentrique, l’Ensemble résultant a permis de recruter et de conserver environ le quart de ses membres auprès de groupes de tradition auditive, venant de la population locale d’immigrants des anciennes colonies portugaises d’Afrique et d’Amérique du Sud, et un autre quart composé de jeunes à besoins spéciaux et aux prises avec diverses incapacités, tandis qu’environ la moitié des membres viennent du milieu traditionnel de l’éducation musicale, tous étant choisis en raison de leur talent. Comme l’instrumentation dépend des jeunes musiciens retenus plutôt que l’inverse, il n’y a pas de répertoire standard. Toute la musique de l’Ensemble doit donc être spécialement composée ou arrangée pour le groupe : cela a créé des occasions de création uniques pour une génération nouvelle de compositeurs et nécessité des combinaisons inhabituelles d’instruments (y compris l’utilisation de la technologie accessible, au besoin) et l’invention de notations spéciales pour permettre la participation des membres incapables de lire la langue musicale traditionnelle. Cet Ensemble est « l’orchestre de jeunes » officiel de Setúbal.
On semble de plus en plus conscient, ces dernières années, du besoin de rendre les arts et la musique plus accessibles pour la communauté à besoins spéciaux. La musique s’inscrit dans l’expérience humaine, et tous ont le droit d’en profiter. Mais les concerts traditionnels posent des obstacles parfois difficiles à surmonter : éclairage intense, sonorité forte, coût élevé, et règles d’étiquette et normes de comportement qui peuvent rendre l’assistance à un concert orchestral impossible pour beaucoup de personnes ayant des besoins spéciaux. Il faut aussi reconnaître la rareté et le faible nombre des possibilités d’éducation artistique vraiment accessibles. L’accessibilité physique ne constitue qu’un élément du problème; la vraie accessibilité suppose d’éliminer tous les obstacles, ce qui exige de la créativité de la part des organismes artistiques.
La participation à des interprétations musicales et à des concerts accessibles procure des avantages qui dépassent le strict cadre de la musique. La participation à un programme musical adapté accessible peut faciliter le développement des compétences sociales en encourageant l’intervention à tour de rôle et les rapports avec les pairs. La stimulation sensorielle que suscitent le jeu d’un instrument et l’écoute de la musique dans un environnement contrôlé peut favoriser l’autoréglementation et promouvoir le bien-être. Pour les parents dont les enfants ont des besoins spéciaux, l’occasion de prendre part à une activité artistique d’une manière facile pour leur enfant est inestimable.
Dans le cadre de la
Comment ce travail a-t-il changé au fil du temps ? « Il évolue. Je fais ce travail depuis 1982, affirme Donna. À cette époque, nous n’avions pas les mots pour décrire le manque de diversité au sein du public, mais une conversation était amorcée. » Il a fallu un certain temps pour que les organismes réagissent à ce qu’ils entendaient. Dans les années 1990, on a commencé à parler de développement des publics, et certaines fondations ont commencé à y consacrer des fonds. Avec le temps, on a fini par associer cette expression aux ventes, au développement des publics pour qu’ils achètent des billets. L’expression engagement communautaire correspondait à l’étape suivante. « Il faut tout d’abord cultiver la communauté, signale Donna, pour qu’elle s’intéresse à ce que nous faisons. »
Le mot « numérique » provoque un vaste éventail de réactions de la part des administrateurs des arts, allant de cris de joie à… de simples cris. Que le numérique avec un grand « N » fasse partie de l’ADN de votre organisme ou qu’il s’agisse simplement de l’apanage, selon vous, des milléniaux qui font partie de votre personnel, il ne fait aucun doute que les orchestres communiquent avec leurs publics sur des plateformes numériques sous des formes à la fois nouvelles, passionnantes et alarmantes. En préparation pour notre
Bien que ce ne soit pas d’hier que nous parlons d’intégrer les technologies numériques dans nos organismes artistiques, notre manière d’en parler doit changer. « Le mot “numérique”, dit Fiona, est un de ces mots de notre temps. Il a le malheur de pousser les gens à se sentir inadéquats. Peu importe qu’on en connaisse le sens parce que vraiment il ne veut rien dire du tout. » On tend à l’utiliser comme un mot passe-partout pour décrire toute activité en ligne, sans toujours savoir ce que cela signifie. Les orchestres veulent être numériquement actifs, mais cela ne se résume pas à faire la diffusion continue en direct de tout ce qu’ils font. Il faut choisir stratégiquement ce que l’on présente en ligne pour que notre temps et notre argent, deux denrées limitées, aient le plus d’impact possible.