La planification de scénarios au temps de la COVID-19

La crise de la COVID-19 a des répercussions sans précédent sur le secteur des arts et de la culture. Dans un contexte d’incertitude et de changement constant, les organismes doivent continuer à faire face aux défis immédiats que pose cette crise tout en s’efforçant de comprendre ses retombées éventuelles le mois prochain, la saison prochaine et dans l’avenir. Dans le cadre de notre série d’apprentissage en ligne, Reprise, OC a accueilli Susan Nelson et Bailey Hoar de TDC, qui ont expliqué comment élaborer des scénarios où s’entrecroisent les impératifs de la santé publique, la demande du public et la programmation et montré comment une planification constante de scénarios peut aider les organismes dans leur reprise et leur repositionnement à long terme.

À chacun de ces stades, il faut tenir compte des restrictions liées à la santé publique, de la demande et des attitudes du public, ainsi que des facteurs de programmation  Pour maintenir la flexibilité et la réactivité nécessaires dans une situation fluide, Susan et Bailey recommandent une planification par cycles trimestriels mobiles plutôt qu’une planification annuelle ou pluriannuelle.

Il est difficile d’ajouter quoi que ce soit au cadre explicite que  Susan et Bailey ont décrit; néanmoins, il convient d’insister sur deux aspects clés de leur présentation.

À retenir : la mission est plus importante que les manières traditionnellement employées pour la réaliser. La principale activité de nos orchestres a toujours été de rassembler des personnes en grand nombre en vue de présenter des spectacles sur scène. Mais leur mission est sans doute plus profonde que les moyens mis en œuvre pour ce faire. Si votre mission consiste à assurer un service communautaire et à procurer une valeur à la communauté, vous pouvez réimaginer comment cet engagement peut se manifester.  Plutôt que de façonner les activités actuelles en fonction des restrictions sanitaires, qu’arriverait-il si l’on faisait éclater complètement les saisons de l’orchestre? De quoi pourrait avoir l’air une saison d’activités communautaires de petite envergure? Comment produire des résultats conformes à la mission mais d’une manière différente?

Planifier pour le pire, mais être prêt pour le meilleur. Susan et Bailey ont insisté sur l’importance de l’agilité pour la planification. Elles ont conseillé de partir du pire des scénarios et d’échafauder des plans sur cette base. Comme nous l’avons mentionné, elles recommandent de faire des plans par cycles trimestriels mobiles en réévaluant les cycles suivants au fur et à mesure de la disponibilité d’une information nouvelle.

Nous sommes ouverts à vos commentaires sur ce cadre; nous sommes également très reconnaissants envers Susan et Bailey d’avoir bien voulu nous faire part de leur expertise.