Liste de vérification de la défense des intérêts

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Défense des intérêts : d’amitiés et d’alliances

Il est important pour les orchestres de cultiver et de consolider le soutien de tous les paliers de gouvernement. Il est aussi utile, idéalement, de s’entourer d’amis et d’alliés bien informés, sur qui l’on peut compter quand on a besoin d’eux.

Pour faire de la défense des intérêts et des relations gouvernementales un élément essentiel de vos opérations, discutez-en régulièrement aux réunions du personnel et du conseil d’administration.

Retweet de Mélanie Joly : Félicitations à chacun de vous qui avez contribué à daire de Canada Mosaic la trame sonore de #Canada150. La contribution de @TorontoSymphony à #Canada150 a été essentielle au succès de ces célébrations

Entendez-vous sur les messages clés. Il peut s’agir de réalisations récentes, de possibilités que vous envisagez et de défis auxquels vous faites face.

Il faut aussi être conscient du fait que nos élus sont tous incroyablement occupés et sollicités de toutes parts. Généralement, ils sont prêts à appuyer votre orchestre et le travail qu’il accomplit, surtout s’ils comprennent l’impact que vous avez et la contribution que vous faites dans votre collectivité. C’est à vous de faire en sorte que les représentants élus connaissent votre orchestre et son action.

Une liste de vérification pour votre orchestre


Cultivez des relations avec les représentants
  • Invitez vos représentants à un événement clé de votre calendrier. Veillez à ce que des membres du conseil d’administration soient présents pour discuter avec eux ; proposez-leur des points à faire valoir
  • Invitez votre député(e) à votre assemblée générale annuelle et donnez-lui l’occasion de faire une intervention
  • Réservez un moment durant la saison pour reconnaître publiquement vos représentants
  • Organisez une rencontre annuelle entre le président de votre CA, vos dirigeants et les représentants pour faire le point des réalisations et défis
  • Envoyez votre brochure de saison aux bureaux de circonscription ; inscrivez le nom de vos représentants à votre liste d’envoi
  • Utilisez les médias sociaux pour communiquer avec les représentants. Suivez-les et échangez avec eux de manière positive surtout s’il y a de bonnes nouvelles à partager
  • Trouvez des occasions de mettre en valeur vos activités de mobilisation communautaire
  • Examinez régulièrement les bulletins et sites Web des représentants officiels pour voir ce qui retient leur attention
Communiquez avec vos bailleurs de fonds
  • Organisez des réunions périodiques avec vos principaux contacts. Veillez à ce qu’ils reçoivent régulièrement des renseignements sur votre orchestre et soient au courant de vos réalisations, défis et possibilités
  • Créez un lien avec les bailleurs de fonds éventuels avant de demander des subventions.
  • Assistez aux séances d’information qui ont lieu dans votre collectivité ou en ligne
  • Demandez toujours les commentaires des bailleurs de fonds et écoutez attentivement leurs conseils
Collaborez avec d’autres organismes
  • Joignez-vous à des conseils des arts municipaux ou régionaux
  • Envisagez de créer un café mensuel avec des collègues d’autres organismes artistiques pour échanger des renseignements et réflexions

La quinte juste de la diversité

Récemment, Orchestres Canada (OC) a invité le chef d’orchestre, Daniel Bartholomew-Poyser, à deux rassemblements afin qu’il parle d’équité au sein de l’orchestre. M. Bartholomew-Poyser est membre du conseil d’administration d’OC, président de notre comité sur l’équité, et artiste en résidence et ambassadeur communautaire à Symphony Nova Scotia. Il a présenté un outil de discussion intitulé La quinte juste de la diversité, que les orchestres peuvent utiliser dans leurs travaux visant à faire progresser la diversité.

Comme M. Bartholomew-Poyser a indiqué, la diversité prend différentes formes dans différentes collectivités, mais au sein de chaque organisme se présente l’occasion d’échanger avec des gens qui ne se sentent pas encore les bienvenus dans le monde orchestral de manière qui bénéficie à toutes les personnes présentes. Pour nous présenter le point de départ, il propose cinq questions sur lesquelles les orchestres peuvent se pencher.

Qui joue ?

Cette question est pertinente pour les musiciens, les solistes et les chefs d’orchestre. La majorité des orchestres professionnels ont un processus d’audition à l’aveugle dans le cadre duquel les candidats jouent à plusieurs reprises sans être vus avant que leur identité soit dévoilée. Les processus de sélection de directeurs musicaux, de solistes et de musiciens prennent différentes formes. Les orchestres à petit budget ont possiblement plus de flexibilité dans leur processus d’audition. Peu importe, faisons-nous en sorte que notre processus de sélection est exempt de préjugés conscients ou inconscients ?

Nous savons aussi que le parcours vers une carrière en musique classique dépend d’une exposition précoce à la musique d’orchestre, de l’accès aux instruments et de professeurs et de modèles de rôle inspirants. Il faut aussi avoir les ressources financières nécessaires pour entreprendre des études pendant de nombreuses années. Les auditions ont des obstacles financiers, mais il faut aussi tenir compte des sommes à débourser pour les vols, les chambres d’hôtel et les leçons supplémentaires. Aux États-Unis, la Sphinx Organization, en collaboration avec la League of American Orchestras la New World Symphony, a lancé la National Alliance for Audition Support (alliance nationale de soutien aux auditions), soit un programme qui offre un soutien financier aux musiciens noirs et latinophones qui participent à des auditions.

Qui jouons-nous ?

Notre programmation reflète-t-elle les collectivités que nous voulons servir ? Les traditions musicales et l’inspiration que nous voulons célébrer sur le plan historique ? Voulons-nous offrir une programmation qui correspond davantage aux compositeurs issus de la diversité comme les compositeurs vivants, les femmes compositrices, les compositeurs autochtones et de couleur ? Certains auditoires cherchent à entendre des pièces de musique qu’ils ne connaissent pas tandis que d’autres ne voudront pas assister à de tels concerts. Comment pouvons-nous équilibrer le confort, la tradition et les défis de manière durable et artistique ? Bien que les gens sont généralement d’accord qu’il est important de commander de nouvelles pièces, il est tout aussi important de les présenter deux, trois ou dix fois.

Qui écoute ?

Nos auditoires reflètent-ils la collectivité que nous souhaitons servir ? Nous devons penser aux points d’accès pour l’achat des billets à nos concerts. La programmation de nos concerts attire-t-elle un public diversifié ? Notre marketing est-il conçu de façon à attirer un public diversifié ? Cet élément examine comment rendre notre orchestre accessible pour les communautés qui sont non seulement diversifiées sur le plan culturel, mais aussi de manière à tenir compte de l’âge et du statut socioéconomique du spectateur ainsi que du spectre de la diversité. Cette question est importante à la fois pour mieux servir nos collectivités et élargir notre public.

Qui prend les décisions ?

Il faut songer à qui occupe les postes d’autorité au sein de notre organisme. Qui occupe les rôles d’autorité artistique, d’autorité sur le personnel et qui siège au conseil d’administration ? En outre, de qui obtenons-nous une rétroaction afin de tenir compte des diverses perspectives dans le processus de prise de décision ?

Comment est-ce fait ?

Bon nombre des projets de participation communautaire menés par les orchestres s’articulent autour d’une collaboration avec des artistes non conventionnels et des partenaires communautaires. Ces projets constituent l’occasion idéale de réfléchir à la culture orchestrale et aux approches connexes. Comment l’autorité est-elle répartie entre le directeur musical, les solistes et les autres collaborateurs durant les répétitions et dans les espaces de performance. Comment abordons-nous le temps et comment donnons-nous libre cours à l’exploration dans le contexte de l’orchestre ? Comment pouvons-nous collaborer de façon qui accorde de l’autorité à ceux qui ne font pas partie de la hiérarchie traditionnelle de l’orchestre ?

M. Bartholomew-Poyser a consciemment formulé ces questions de manière à ce qu’elles ne soient pas normatives. Chaque orchestre devra répondre à ces questions de sa propre façon et arriver à ses propres conclusions. Orchestres Canada est ravi de participer à la discussion et nous attendons avec enthousiasme vos idées !

Archives du rapport comparatif

Chaque année, Orchestres Canada recueille des renseignements financiers et des données sur les publics auprès des orchestres membres et produit un rapport comparatif détaillé qui est ensuite communiqué à tous les orchestres participants. Les résumés, produits à partir de l’information incluse dans le Rapport comparatif, fournissent un instantané de l’industrie orchestrale canadienne. L’information a été regroupée de deux manières : en fonction du budget et par régions.

Rapport comparatif, Saison 2023-2024

Rapport comparatif, Saison 2022-2023

Rapport comparatif, Saison 2021-2022

Rapport comparatif, Saison 2020-2021

Rapport comparatif, Saison 2019-2020 : Guide pour les résumés
Rapport comparatif, Saison 2019-2020 : Résumé en fonction du budget
Rapport comparatif, Saison 2019-2020 : Résumé régional
Rapport comparatif, Saison 2019-2020 : Comparaisons parallèles avec les résumés de 2018-2019 en fonction du budget
Rapport comparatif, Saison 2019-2020 : Comparaisons parallèles avec les résumés régionaux de 2018-2019

Rapport comparatif, Saison 2018-2019 : Guide pour les résumés
Rapport comparatif, Saison 2018-2019 : Résumé en fonction du budget
Rapport comparatif, Saison 2018-2019 : Résumé régional

Rapport comparatif, Saison 2017-2018 : Guide pour les résumés
Rapport comparatif, Saison 2017-2018 : Résumé en fonction du budget
Rapport comparatif, Saison 2017-2018 : Résumé régional

Rapport comparatif, Saison 2016-2017 : Guide pour les résumés
Rapport comparatif, Saison 2016-2017 : Résumé en fonction du budget
Rapport comparatif, Saison 2016-2017 : Résumé régional

Rapport comparatif, Saison 2015-2016 : Résumé en fonction du budget
Rapport comparatif, Saison 2015-2016 : Résumé régional

Rapport comparatif, Saison 2014-2015 : Manuel
Rapport comparatif, Saison 2014-2015 : Résumé en fonction du budget
Rapport comparatif, Saison 2014-2015 : Résumé régional

Rapport comparatif, Saison 2013-2014 : Manuel
Rapport comparatif, Saison 2013-2014 : Résumé en fonction du budget
Rapport comparatif, Saison 2013-2014 : Résumé régional

Les orchestres dans les circonscriptions

En novembre 2018, des membres du Comité de défense des intérêts d’Orchestres Canada se sont réunis avec des députés fédéraux de différentes circonscriptions au pays dans le but d’envoyer un message commun de la part des orchestres du Canada. Ces réunions font partie de la première phase d’un effort ambitieux visant à faire en sorte que, de façon collective, un grand nombre de personnes discutent avec leur député fédéral de l’importance des orchestres ainsi que des politiques et programmes de financement fédéraux éclairés.

Suite à ces réunions,nous demandions aux représentants d’orchestres canadiens, d’un bout à l’autre du pays, de demander une rencontre en personne avec un député fédéral dans sa circonscription durant la pause parlementaire, du 15 décembre 2018 au 27 janvier 2019.

Vous trouverez ci-dessous, plusieurs outils pour vous aider à vos réunions avec vos députés.

Pour demander une réunion

  1.  Si vous ne savez pas qui est votre député, consultez ce lien, faites glisser la page vers le bas pour vous rendre à fonction « Trouvez » et entrez votre code postal.
  2.  Jetez un coup d’œil à notre liste principale de tous les députés. Vous pourrez rapidement déterminer quels députés ont déjà rencontré des représentants d’orchestre. Si vous avez le choix, demandez une réunion avec un député à qui nous n’avons pas déjà parlé. Nous souhaitons que le message soit transmis À un groupe le plus diversifié possible PAR un groupe le plus diversifié possible.
  3.  Vous pouvez également personnaliser notre modèle de lettre de demande de réunion et l’envoyer à votre député, soit par courriel ou par la poste à l’adresse de son bureau indiqué sur son site Web.

Outils et ressources pour votre réunion

Dans ce dossier, vous trouverez un éventail d’outils et de ressources, mis à l’essai par notre Comité de défense des intérêts lorsqu’ils ont rencontré leurs députés en novembre. Pour bien préparer votre réunion, nous vous encourageons à lite en détail ce qui se trouve dans le dossier :

Les aspects pratiques des données sur votre clientèle

La légalité de la collecte des renseignements personnels de la clientèle

Le 3 novembre, à l’atelier d’Orchestres Canada destiné aux orchestres à petit budget, nous avons écouté les propos de l’avocat Ryan Prendergast, de Carters Professional Corporation. M. Prendergast a une expérience approfondie des conseils en matière d’affaires et d’impôts aux organismes de bienfaisance et d’organismes à but non lucratif. Il a animé une vive discussion au sujet de la légalité de la collecte, de la protection et de l’utilisation des renseignements personnels de la clientèle. Son diaporama est disponible ici, en anglais seuelment.

Remarque rapide : cet article et le diaporama qui l’accompagne ne constitue pas des conseils juridiques. Nous recommandons que vous consultiez un avocat qualifié si vous avez des questions au sujet de votre situation précise.

Dans sa présentation, Ryan Prendergast a donné des renseignements au sujet des lois principales à ce sujet et a parlé des pratiques exemplaires. Ces lois peuvent aussi être considérées comme étant des pratiques exemplaires en matière de communication. Les communications sont les plus efficaces lorsque nous dialoguons avec des gens qui veulent recevoir des nouvelles de nous et qui accordent de la valeur à notre contenu. Vous pouvez économiser des sous et du temps en retirant de votre base de données les noms des gens qui ne s’intéressent pas à votre organisme.

Il a aussi parlé de prochaines étapes pratiques que peuvent suivre les orchestres pour se conformer aux lois sur la confidentialité en mettant en œuvre ou en actualisant leur politique en la matière. Celle-ci devrait indiquer : 

  • comment les renseignements personnels sont recueillis, utilisés, protégés et divulgués;
  • le processus à suivre pour déposer une plainte, comment les plaintes seront traitées, comment présenter une demande d’accès à l’information ou corriger un renseignement personnel;
  • le processus à suivre pour traiter d’une infraction aux données personnelles, signaler une telle infraction et la communiquer;
  • les coordonnées du membre du personnel chargé de la protection des renseignements personnels.

Comme M. Prendergast a expliqué aux participants de l’atelier, « en raison de la venue de la technologie moderne et des médias sociaux, les législateurs sont constamment en train de créer de nouveaux moyens de protéger les renseignements personnels. Pour éviter une atteinte aux renseignements personnels de leurs donateurs, les membres du conseil d’administration et de la direction de tout organisme devraient être au courant de leurs obligations en ce qui a trait à la protection de la vie privée et mettre en œuvre une approche proactive de conformité. »

OC remercie M Prendergast pour cette Orchestres Canada remercie M. Prendergast pour cette session animée et informative. Si vous voulez en apprendre plus, vous pouvez télécharger le diaporama (en anglais) ici.

Google Analytics pour les organismes du secteur culturel

Google Analytics est devenu l’application courante pour l’analyse du trafic en ligne, mais la courbe d’apprentissage peut s’avérer exigeante pour les gens qui s’en servent pour la première fois! Google Analytics est un outil puissant qui recueillent plus de données que vous avez sûrement besoin et qui peut prendre trop de temps à examiner. Cependant, si vous savez où chercher, Google Analytics peut aider votre organisme à prendre des décisions fondées sur les données.

Après m’être aventuré dans le monde de Google Analytics et avoir installé le code de suivi sur le site Web d’Orchestres Canada, mon expérience a été légèrement traumatisante, donc j’ai décidé d’élargir mes connaissances en suivant un cours sur Google Analytics pour débutants. Il s’agit d’un cours gratuit qui prend de 4 à 6 heures à terminer et que vous pouvez suivre à votre propre rythme. Le cours propose une série de vidéos, de pages Web et d’activités interactives. Il est offert en 14 langues et se trouve ici.

Un des aspects marquants de ce cours est le jargon technique qu’employaient les formateurs dans leurs présentations, qui rendait une bonne partie de leurs explications difficiles à comprendre si on ne connaît pas le domaine. Voici quelques mots de vocabulaire utiles pour vous aider à mieux comprendre la terminologie utilisée dans Google Analytics.

Dictionnaire : Jargon de Google – Français

Utilisateurs : Personnes qui visitent votre site Web.  

Rapports : Tableaux et graphiques montrant des données sur comment les utilisateurs se rendent à votre site, ce qu’ils font sur votre site et à quel point ils le quittent. Ces rapports sont séparés en sujets : temps réel (Real-Time), public (Audience), acquisition (Acquisition), comportement (Behaviour) et conversion (Conversion).

Taux de rebond : Indique à quelle fréquence vos utilisateurs quittent votre site Web directement à partir de la page où ils sont arrivés.

Dimension : Il s’agit d’un type de données au sujet de vos utilisateurs. Ces données sont présentées dans la première colonne de vos rapports. Elles peuvent vous donner des renseignements comme l’endroit où se trouve l’utilisateur, son âge et la méthode utilisée pour se rendre à votre site. Ce sont les données que vous mesurez.

Statistique : Elle représente la quantité liée à la dimension que vous avez sélectionnée. Les statistiques sont des chiffres, présentés dans les colonnes intérieures de vos rapports. Elles vous montrent des renseignements comme le nombre de nouveaux utilisateurs et d’utilisateurs récurrents, le nombre de sessions de navigation ou le nombre de pages consultées.

Support : Il indique comment les gens ont trouvé votre page Web. Ces données sont générales, mais comprennent les données organiques (pour moteurs de recherche gratuits), le coût par clic (publicités sur une page de résultats) ou renvoi (de liens sur un autre site Web).

Source : Elle donne plus de détails sur la façon utilisée pour trouver votre site Web. Par exemple, si le moyen était organique, la source pourrait être Google ou Bing. Si le moyen était un renvoi, la source indiquerait l’adresse du site Web où l’utilisateur vous a trouvé (comme Facebook ou le site Web d’Orchestres Canada).

Quoi faire avec toutes ces données?

Savoir qui est votre public

Dans les rapports sur le public, vous pouvez trouver des myriades de données au sujet des gens qui visitent votre site Web. Les rapports de survol (Overview) vous donneront des renseignements généraux sur le nombre d’utilisateurs qui visitent votre site et combien de pages ils consultent. Les rapports sur les données géographiques (Geo) vous indiquent dans quel pays et quelle ville se trouvent vos utilisateurs et la langue utilisée dans leurs sessions de navigation. Si vous activez les rapports sur les performances démographiques et les centres d’intérêt, vous aurez accès à des renseignements au sujet de l’âge, du sexe et des intérêts de vos utilisateurs (à l’exception de leur participation à chaque concert et activité que vous offrez, bien sûr).

Déterminez comment ils vous trouvent

Dans les rapports sur l’acquisition, vous pouvez savoir exactement où se trouvaient vos utilisateurs avant qu’ils se rendent à votre site Web. En analysant le rapport sur tout le trafic (All Traffic), vous pourrez déterminer la source et le support, qui décrivent d’où proviennent vos utilisateurs. Il est utile de savoir quels sites Web génèrent du trafic vers le vôtre lorsqu’on prend des décisions de marketing, surtout lorsque le budget est restreint.

Déterminez où ils passent leur temps

Les rapports sur le comportement vous montrent quelles sections de votre site Web sont les plus consultées en affichant le nombre de fois que chaque page a été vue, combien de visiteurs consultent chaque page et combien de fois il y a eu un rebond (le visiteur n’a visité qu’une seule page durant sa session). Lorsque vous optez pour une vue plus détaillée des données (Content Drilldown), vous pourrez aussi voir quelles sections de votre site Web sont les plus consultées.

Mieux comprendre pourquoi ils quittent votre site

Le taux de rebond est la mesure la plus utile lorsque vous cherchez à comprendre de façon plus complexe pourquoi vos utilisateurs quittent votre site Web. Ce chiffre vous indique à quelle fréquence les utilisateurs arrivent à votre site, ne naviguent pas sur votre site et quittent le site. Ceci peut se produire pour de nombreuses raisons : peut-être que le lien vers votre site ne décrit pas correctement ce que l’utilisateur cherchait et il est allé ailleurs, peut-être que le contenu ne l’intéressait pas ou encore, peut-être que l’utilisateur a trouvé exactement ce qu’il cherchait et a terminé sa session. La plupart du temps, il est préférable d’éviter un taux de rebond élevé et de faire en sorte que les gens restent sur votre site. Ces renseignements se trouvent dans les rapports sur le comportement, dans la rubrique sur le contenu du site (Site Content).

Dans certains organismes, la collecte de données d’une telle étendue peut être considérée comme étant trop difficile. Nous sommes portés à nous concentrer sur les données obtenues dans les transactions comme les abonnements, les formulaires de donateurs et les ventes de billets. Toutefois, les méthodes analytiques de site Web peuvent nous donner une perspective importante sur notre clientèle ainsi que sur les gens qui n’ont pas encore pris part à notre cause. Google Analytics peut aussi nous aider à trouver les bouchons sur notre site Web qui risquent de décourager la conversion. Pour élargir sa clientèle, il est important d’attirer de nouveaux publics à notre site Web et de s’assurer que leurs sessions se font en douceur. Plus vous en savez sur les personnes qui visitent votre site Web, plus il est facile de leur faire savoir ce que votre organisme peut leur offrir.

Créer des cultures d’inclusion

Comment pouvons-nous créer, en collaboration avec nos clients, une culture d’inclusion? C’est la question inspirante qu’ont posée trois panélistes passionnés et bien informés à la récente conférence canadienne sur le marketing, le développement et la billetterie organisée à Toronto par ArtsReach.

April Moon (directrice adjointe des services au public, Canadian Stage) a donné un aperçu des difficultés qui se posent sur le plan de l’accessibilité à Canadian Stage : trois différentes salles (dont aucune n’est entièrement accessible) et un nombre considérable de clients chaque année.  Cette situation nécessite des plans d’accessibilité où rien n’est laissé pour compte.

Elle a donné un conseil pratique : tenir compte des rapports sur les spectacles produits par les services de la salle et de la billetterie, non seulement pour cerner les enjeux et dégager des tendances, mais aussi pour trouver les membres du public ayant des besoins sur le plan de l’accessibilité.

Elle a signalé un certain nombre de préoccupations exprimées par une cliente; elle a invité cette dernière à venir au théâtre expressément pour en faire une visite avec elle.  Cette démarche a abouti à des constatations à la fois étonnantes et révélatrices; April a par exemple découvert que la cliente en question (qui utilisait un fauteuil roulant surdimensionné) ne pouvait pas utiliser la cabine « accessible » dans les toilettes des femmes à l’un des théâtres parce qu’elle ne pouvait pas se transférer de son fauteuil et fermer la porte de la cabine. Il n’y avait pas d’uniformité dans le placement des ouvre-portes, les ascenseurs étaient mal entretenus, les tables dans le hall étaient trop hautes pour une personne en fauteuil roulant et le seuil de certaines entrées était trop haut, donc difficile à franchir en fauteuil roulant.  À l’issue de cette visite exhaustive, Canadian Stage a dressé une liste des rénovations, petites et grandes, à faire et entreprend maintenant un programme d’améliorations complètes.

Kevin DeveauxKevin Devaux (gestionnaire des Services à la clientèle, Toronto Symphony Orchestra) est intervenu ensuite et a parlé de la passion du Toronto Symphony Orchestra pour la musique classique et pour sa clientèle. En tant que locataire de Roy Thomson Hall et du Toronto Centre for the Arts, le TSO est déterminé à travailler avec les responsables des salles où il se produit pour coordonner des démarches favorisant l’accessibilité et les communications, ainsi que pour offrir une bonne expérience à la clientèle.

L’équipe du TSO rencontre régulièrement le personnel chargé des services de spectacles aux endroits où il se produit. Elle examine les rapports sur les spectacles, assure un suivi auprès des clients pour s’occuper des préoccupations et note des observations dans les dossiers des  clients afin de permettre aux membres de l’équipe d’assurer un suivi auprès de ces derniers à leur prochaine visite. L’équipe du TSO examine aussi les commentaires dans Yelp et une appli de mappage appelée accessnow.me pour mieux comprendre l’expérience des utilisateurs et intervenir de manière proactive.

De pair avec leurs collègues du Roy Thomson Hall, les membres de l’équipe du TSO ont établi une liste de vérification, un plan de service à la clientèle (qui inclut l’attribution au besoin d’une autre place) et un message commun à utiliser en cas de dérèglement de l’ascenseur pour les clients du Roy Thomson Hall afin de garantir des communications promptes, opportunes, uniformes et exhaustives sur divers modes.  En outre, le site Web du TSO inclut des renseignements détaillés sur les services accessibles à tous les endroits où il se produit sous une adresse URL courte et évidente : TSO.ca/access.  Les membres du personnel à ces endroits reçoivent régulièrement une formation, et les services accessibles sont continuellement examinés.

Kevin a insisté sur l’importance de faire appel à l’aide des clients puis de dresser des plans d’amélioration englobant les services, les ressources et la formation, assortis d’un budget pour mettre le tout à exécution!

Rachel MarksRachel Marks (consultante en sensibilisation à l’autisme possédant une grande expérience des arts de la scène)  a traité des spectacles détendus et des mesures que les organismes peuvent prendre pour accueillir confortablement les personnes atteintes du trouble du spectre de l’autisme, ainsi que les membres de leur famille et leurs amis.

Rachel a fait observer que de nombreux aspects peuvent susciter l’anxiété chez ces personnes, surtout si elles se trouvent dans une situation nouvelle. Elle a recommandé un certain nombre d’approches, que les organismes peuvent adapter selon leurs besoins, pour aider ces clients à profiter de l’expérience qu’ils vivent. Bien sûr, elles exigent une réflexion et une préparation, mais elles en valent la peine tant sur le plan social qu’économique. Rachel a notamment décrit les options suivantes :

Plans du lieu de spectacle indiquant les expériences sensorielles qu’on y trouve – odeurs, sons, textures et éléments visuels.

Trousses d’accessibilité : elles peuvent inclure une fiche de renseignements sur la société, écrite en langue claire et simple; des objets à manipuler (disponibles auprès d’Autisme Ontario); des lunettes de soleil pour atténuer l’éclairage éblouissant; des guides sur les personnages, selon les besoins; ou une histoire sociale (document positif et très visuel décrivant étape par étape et à la première personne comment aller au théâtre, trouver la billetterie et les toilettes, explorer le foyer, entrer dans la salle, trouver sa place et se comporter durant le spectacle).

« Visites tactiles » et visites de l’arrière-scène AVANT le spectacle : les personnes qui ont l’occasion de faire une visite guidée des lieux quand il n’y a pas beaucoup de monde se sentent souvent beaucoup moins anxieuses à la perspective de leur assistance au spectacle.   Les personnes atteintes du trouble du spectre de l’autisme sont souvent très logiques : celles qui viennent pour la première fois au théâtre mais qui comprennent ce qui va se passer et comment les effets sont produits ont de bien meilleures chances d’apprécier le spectacle.

L’élément humain : Le personnel de la salle et de la billetterie de même que les artistes doivent être bien préparés pour l’expérience. Par exemple, même s’il y a beaucoup de mouvement dans la salle durant un spectacle calme, cela ne doit pas être considéré comme un signe de désintérêt.

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Partant de l’hypothèse, au début de cette séance, que nous voulons tous rendre nos orchestres accessibles au plus grand nombre de personnes possible, j’en suis repartie avec une meilleure idée des mesures concrètes que nous devons prendre individuellement et collectivement pour y parvenir. Je suis reconnaissante envers April, Kevin et Rachel d’avoir partagé leur savoir et leur engagement avec nous, d’avoir jeté un coup d’œil à cet article avant sa publication et d’avoir aussi transmis leur jeu de diapositives PowerPoint.

Outils et sources d’inspiration

Guide sur l’accessibilité du Toronto Symphony Orchestra

Guide sur l’accessibilité du Canadian Stage

Déclaration sur l’inclusion, la diversité, l’équité et l’accessibilité (IDEA) d’Orchestres Canada

Organismes et programmes utiles

Autisme Ontario

Programme du parapluie bleu offert par la Société de l’Alzheimer

Autres ressources mentionnées durant la séance

Le Theatre Development Fund de New York (qui, parmi de nombreux autres services, gère la billetterie TKTS à Times Square) affiche  dans son site Web un ensemble complet de ressources sur les spectacles détendus.  On notera tout particulièrement son utilisation d’une vidéo pour guider les spectateurs dans l’expérience de Times Square!

Une appli de mappage indiquant les installations accessibles (aussi disponible à votre boutique d’applis préférée).

La trousse à outils de la LAPHO (Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario)

Un ensemble de ressources très utiles sur la LAPHO et le Code des droits de la personne de l’Ontario

Une série de ressources de Trusty Sidekick visant à préparer les enfants atteints du trouble du spectre de l’autisme à assister à un spectacle.

Bâtir une culture performante

OC Calgary 2018 : « Dans un monde où l’on s’attend à plus des orchestres, comment pouvons nous structurer nos milieux de travail et nos ressources de façon à ce que les gens s’investissent dans le travail avec joie et plénitude? »

Dans le cadre de notre conférence nationale 2018, Jeanne LeSage a mené un atelier à propos de comment bâtir une culture performante dans un organisme culturel. Les diapositives de cet atelier sont disponibles ici.